Quelques trucs pour rédiger d'excellents résumés
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Un résumé de conférence est un abrégé que vous présentez aux fins d’examen lors d’un congrès professionnel. Il est généralement beaucoup plus long qu’un résumé d’article et doit être complet en soi et autonome par rapport à l’article sur lequel il est basé puisque le comité de révision scientifique lira ce résumé et non le texte intégral de l’article. Ainsi, c’est le comité de révision scientifique qui constitue l’auditoire principal de votre résumé de conférence. Les participants à la conférence – devant qui vous présenterez votre article – sont votre public secondaire. En plus de chercher à impressionner le comité de révision scientifique, le but de la rédaction d’un résumé de conférence est de créer un « espace recherche » en vue d’intéresser le plus grand nombre de personnes possible et de présenter votre article devant l’auditoire le plus large possible. | ||||
Pour commencerParfois, rédiger un bon résumé est plus compliqué que rédiger un article de recherche. Le résumé est en quelque sorte le contraire de l’article scientifique. Dans le résumé, vous essayez de condenser vos pensées alors que dans l’article, vous les développez. Habituellement, on rédige le résumé après l’article. Bien le rédiger est un défi intellectuel. On peut comparer un bon résumé à une bonne annonce publicitaire : pour créer une bonne annonce publicitaire, on utilise des couleurs, de la musique, du texte (et du sous-texte); pour créer un bon résumé, on utilise ses connaissances, ses idées et un langage précis. |
Combien de temps faut-il pour rédiger un bon résumé?La rédaction de résumés prend plus de temps et est plus compliquée que l’on pense. Comme le dit le vieil adage : « Je n’ai pas le temps de vous écrire une courte lettre. C’est pourquoi je vous en écrirai une longue. » | |||
Contenu du résuméLe résumé doit indiquer sommairement l’objet de la recherche et sa raison-d’être (introduction), la démarche de l’étude (méthodes), les principales conclusions (résultats) et leur signification (discussion et conclusion). Il est important d’être descriptif, mais concis – de s’en tenir à l’essentiel, de transmettre le sens du message avec le moins de mots possible. La plus grande erreur de rédaction d’un résumé est de mentionner que tel ou tel sujet « sera discuté ». Le résumé n’est pas un endroit pour discourir. C’est plutôt l’occasion de présenter un sommaire succinct et précis de vos conclusions. Les données les plus importantes et les conclusions en font partie; elles n’en sont PAS omises. Évitez d’utiliser des références bibliographiques dans le résumé à moins qu’elles soient absolument essentielles à la compréhension de la démarche de l’étude ou de ses résultats. Si toutefois votre article se rapporte directement à un article publié antérieurement et constitue une avancée importante par rapport à l’article en question, citez-le dans le résumé. Enfin, la conclusion du résumé est tout aussi importante que l’entrée en matière. C’est là que vous voulez accrocher le lecteur. La conclusion doit mener au premier paragraphe de l’introduction sans répéter le contenu de celle-ci. Précisez les conséquences de votre étude pour le domaine de recherche dans lequel vous travaillez. | ||||
Voici quelques points à retenir
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Exemple de résuméDermatologie du monde : une expérience de dermatologistes en Inde Bertrand Veilleux1; Benoit Côté1; Catherine Kissel1; François Langlais2; Louise Loranger3; Pascale Marinier4. 1. Centre hospitalier de l’Université de Montréal, Montréal (Qc), Canada; 2. Centre hospitalier Lasalle, Montréal (Qc), Canada; 3. Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Sherbrooke (Qc), Canada; 4. Centre hospitalier de Lanaudière, Montréal (Qc), Canada. Introduction : Un groupe de dermatologistes et d’internistes ont démarré un projet d’aide médicale à Menri au nord de l’Inde, en 2003. Un premier séjour a permis une évaluation globale de l’état de santé de 416 personnes d’une communauté tibétaine. Un programme de télédermatologie a aussi été instauré. Lors d’un deuxième séjour en 2004, des notions d’hygiène ont été enseignées et une amélioration de certaines dermatoses a été observée. Méthodes et résultats : En 2003, 223 des 416 patients évalués présentaient des conditions dermatologiques parmi les suivantes : pédiculose (55 patients), hypovitaminoses (46), eczéma atopique (45), teigne (44), impétigo (25), gale (13), acné (11). Des problèmes dentaires (100), intestinaux (90), ophtalmologiques (89), musculo-squelettiques (49), respiratoires (37) et cardio-vasculaires (32) ont aussi été répertoriés. Le statut de vaccination était soit imprécis ou négatif dans près des deux tiers des cas. Au cours de l’année 2003-2004, 12 téléconsultations ont eu lieu. En 2004, 37 des 44 patients avec la teigne ont été réévalués. Seuls 2 patients étaient encore infectés. L’évaluation d’un plus grande nombre d’adultes nous a permis de confirmer la grande prévalence de l’hypertension artérielle, du reflux gastro-œsophagien et de l’arthrose. Enfin, certaines conditions dentaires préalablement observées ont pu être traitées. Conclusion : Cette expérience a permis de démontrer que des dermatologistes peuvent démarrer des programmes de télédermatologie dans des régions dépourvues de structures médicales et s’impliquer dans la prise en charge de problèmes cutanés et médicaux avec l’aide de collaborateurs. Des mesures préventives d’hygiène ont été enseignées et devraient permettre l’amélioration de l’état de santé de cette communauté. Dans la mesure du possible, les pathologies cutanées et médicales observées ont été traitées. Une pharmacie permanente a été installée. D’autres collaborateurs médicaux seront aussi impliqués dans le projet. Pour lire d’autres exemples de résumés des congrès précédents de l’ACD, consulter le site web ici : www.dermatology.ca/french/conference/abstracts/index.html | |||

