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Des cancers de la peau fréquents chez les plus de 50 ans apparaissent maintenant au Canada chez les adolescents et les jeunes adultes

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TORONTO, le 29 mai 2005 - Un type de cancer de la peau très fréquent chez les plus de 50 ans a commencé à faire son apparition chez les adolescents et les jeunes adultes, affirme l'Association canadienne de dermatologie.

Plus de 60 000 Canadiennes et Canadiens recevront un diagnostic de carcinome basocellulaire de la peau cette année seulement. Ce cancer est le moins dangereux de tous les cancers de la peau, mais il faut le traiter rapidement, car sinon il continuera à se propager en envahissant et détruisant les tissus cutanés environnants, causant éventuellement un grave préjudice esthétique.

La 17e Semaine nationale de prudence au soleil, organisée par l'Association canadienne de dermatologie (ACD) du 30 mai au 5 juin 2005, mettra l'accent sur le nombre croissant de cas, l'âge décroissant du diagnostic, la détection précoce et la prévention de ce cancer de la peau courant. Dans les grandes villes, des dermatologues organiseront des séances publiques de dépistage du cancer de la peau (prière de consulter les documents d'information à suivre au sujet des événements).

« La principale cause de carcinome basocellulaire de la peau, ce sont les radiations ultraviolettes du soleil, facteur environnemental dont nous sommes en mesure de nous protéger », explique le Dr Cheryl Rosen, directrice nationale du Programme de prudence au soleil de l'ACD. « Un nombre fréquent de coups de soleil graves et une intense exposition au soleil durant l'enfance augmentent le risque d'apparition de type de cancer. Le carcinome basocellulaire frappait habituellement les personnes de plus de 50 ans. Or, on le voit maintenant chez les adolescents et les jeunes adultes, ce qui inquiète vivement les dermatologues. Le style de vie a changé : on s'expose au soleil plus jeune. Et le « look » bronzé est toujours recherché, surtout chez les jeunes femmes. »

« L'exposition au soleil est associée à toutes les formes de cancer de la peau », explique Sylvia Léonard, directrice principale de la Politique de lutte contre le cancer à la Société canadienne du cancer, division de l'Ontario. « Si les gens se protègent du soleil lorsqu'ils sont dehors, on constatera une réduction importante des cas de cancer chaque année. Idéalement, il faut réduire l'exposition au soleil entre 11 h et 16 h, car les rayons du soleil sont les plus forts à ces heures. Si vous devez être dehors au cours de cette période les jours ensoleillés, portez un chapeau à large rebord et des vêtements qui couvrent vos bras et vos jambes, appliquez un écran solaire à FPS de 15 ou plus et cherchez à demeurer à l'ombre. »

Le Dr Rosen ajoute qu'il est important que « cette information au sujet de l'apparition du carcinome basocellulaire chez des personnes plus jeunes soit diffusée aux médecins de famille, car ils et elles voient souvent les patients avant nous ».

Renseignements :

Sue Sherlock
Association canadienne de dermatologie
604-985-9184 ou 778-229-5033 (protable)
Julie Simard
418-521-3768 ou 418-254-0396 (portable)

Rachel Brown
Spécialiste en information bilingue
Société canadienne du cancer
416-934-5681

L'Association canadienne de dermatologie, fondée en 1925, représente les dermatologues du Canada. L'Association a pour raison d'être de faire avancer la science et l'art de la médecine et de la chirurgie dans le domaine des soins de la peau, d'offrir du perfectionnement professionnel à ses membres, d'appuyer et d'améliorer les soins aux patients, de sensibiliser le public à la protection solaire et aux autres aspects des soins de la peau, et de promouvoir la santé de la peau, des cheveux et des ongles, la vie durant.

L'Association canadienne de dermatologie organise depuis 17 ans la Semaine de prudence au soleil. Cette campagne annuelle vise à sensibiliser les Canadiennes et les Canadiens aux dangers de l'exposition excessive au soleil, dans le but de freiner l'incidence croissante du cancer de la peau au pays. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site web de l'ACD (www.dermatologue.ca) ou téléphoner au 1 800 267-3376.

Document de fond

Quelques faits au sujet du carcinome basocellulaire

  • L'incidence de carcinome basocellulaire est à la hausse en Amérique du Nord et augmente de 5 p. 100 par année.
  • Pour les enfants nés en 1994, le risque d'être atteint de carcinome basocellulaire au cours de leur vie est maintenant de 28 à 33 p. 100.
  • Des 78 000 nouveaux cas de cancer de la peau sans mélanome que l'on prévoit au Canada cette année, plus de 60 000, soit 80 p. 100, seront des carcinomes basocellulaires, ce qui fait de ce type de cancer le plus fréquent de tous.

Au sujet du carcinome basocellulaire

Photos affichées à Canada New Wire

À quoi ressemble-t-il ?
Le carcinome basocellulaire se retrouve habituellement sur la peau exposée au soleil, le plus souvent le visage et le cou, mais aussi le torse et les jambes. L'apparence de ce type de cancer de la peau peut varier.

Voici les premiers signes à surveiller :

  • Lésion ou petite excroissance qui saigne, forme une croûte et réapparaît. Toute lésion qui ne guérit pas en quatre semaines devrait être examinée par votre dermatologue.
  • Petite bosse ferme, couleur chair ou légèrement rougeâtre, souvent entourée d'une bordure perlée. Elle peut contenir de petits vaisseaux sanguins en surface qui la teintent de rouge.
  • Petite plaque squameuse rouge, le plus souvent sur le torse.

Quelle est sa cause ?
Les radiations ultraviolettes du soleil sont la principale cause de ce cancer de la peau. Une accumulation de coups de soleil graves et d'intense exposition au soleil durant l'enfance augmente le risque d'apparition de type de cancer chez l'adulte.

Qui risque d'être atteint de ce cancer ?
Un important sous-groupe de la population est beaucoup plus vulnérable à ce type de cancer. Les études ont montré que les personnes à la peau claire et aux cheveux blonds ou roux, dont la peau brûle facilement au soleil, sont les plus à risque. L'incidence augmente avec l'âge, surtout chez les plus de 50 ans. On retrouve toutefois maintenant ces tumeurs chez les adolescents et les jeunes adultes en début de vingtaine. Cette maladie touche aussi plus d'hommes que de femmes. Les personnes qui ont déjà eu ce type de cancer risquent davantage de le voir resurgir. Les receveurs de greffe du rein dont le système immunitaire est déprimé courent aussi un plus grand risque d'être atteintes de ce cancer.

Comment traite-t-on ce cancer ?
Tout dépend de la tumeur (taille, endroit du corps, etc.) et de l'état de santé des patients. Votre dermatologue discutera avec vous des choix de traitement. Il s'agit parfois d'une simple excision chirurgicale, d'une électrodessication et cautérisation.

Dans le cas des grosses tumeurs, des tumeurs récurrentes ou des tumeurs situées près de structures importantes comme le nez ou les yeux, la chirurgie de Mohs est indiquée. Il s'agit d'une forme de chirurgie spécialisée qui produit un taux élevé de guérison et permet d'enlever uniquement la tumeur en épargnant la peau normale. La chirurgie de Mohs est exécutée par des dermatologues spécialement formés à cette technique.

De nouveaux traitements font leur apparition pour certaines formes de ce type de cancer de la peau, par exemple la thérapie photodynamique et les crèmes de modulation immunitaire.




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