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![]() Le mélanome malin : incidence et taux de décès à la hausse
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À l'occasion de la Semaine de prudence au soleil, du 2 au 8 juin,
misons sur la détection précoce
Québec, le 26 mai 2003 Les dermatologues lancent un avertissement au sujet de l'incidence croissante du mélanome malin et de la hausse des taux de décès associés à cette maladie, une forme de cancer de la peau trop souvent mortelle. « Alors que l'incidence et les taux de décès se stabilisent ou décroissent pour la plupart des cancers au Canada, les taux de mélanome sont à la hausse », explique le Dr Joël Claveau, directeur national du Programme de prudence au soleil de l'Association canadienne de dermatologie et dermatologue à la Clinique du mélanome à l'Hôtel-Dieu de Québec. La 15e Semaine de prudence au soleil, organisée par l'Association canadienne de dermatologie, du 2 au 8 juin 2003, mettra l'accent sur le mélanome son incidence et ses taux de décès croissants, sa détection précoce et sa prévention. Au cours de la semaine, dans les grandes villes, des dermatologues organiseront des séances de dépistage du cancer de la peau à l'intention du public et des dirigeants politiques, pour attirer l'attention sur ce problème de santé (voir la liste des événements dans le document d'information). « Des statistiques rendues publiques récemment par la Société canadienne du cancer montrent que depuis 1988, le taux de décès attribuable au mélanome a augmenté de 41 % chez les hommes soit la plus forte croissance de tous les cancers », ajoute le Dr Claveau. « Chez les femmes, le taux de décès a grimpé de 23% au cours de la même période. » « Ce sont là des statistiques plutôt sombres pour lancer la Semaine de prudence au soleil, mais nous espérons qu'ils alerteront les Canadiens », a déclaré Cheryl Moyer, directrice des Programmes de contrôle du cancer à la Société canadienne du cancer. « Il faut souligner plus particulièrement que les coups de soleil durant l'enfance peuvent accroître le risque de contracter un mélanome malin. Nous exhortons les parents à protéger leurs enfants du soleil. Les dommages causés par le soleil sont cumulatifs et irréversibles le plus tôt sera le mieux pour protéger vos enfants et vous protéger vous-même. » Cheryl Moyer ajoute que d'autres facteurs peuvent accroître le risque le mélanome malin, par exemple, avoir une peau claire ou des taches de rousseur, avoir beaucoup de grains de beauté surtout atypiques et avoir une histoire de mélanome dans la famille. Le Dr Claveau précise qu'aux premiers stades de la maladie, le taux de guérison du mélanome est très élevé. « On peut guérir près de 90 p. 100 des mélanomes à condition de les dépister tôt. Nous encourageons les gens à mémoriser l'ABCD du mélanome pour examiner leur peau afin de voir si les grains de beauté changent ou si des taches apparaissent. » Voici l'ABCD de l'identification du mélanome :
« Le mélanome se retrouve très souvent dans le dos, surtout chez les hommes », explique le Dr Claveau. « Or, comme on ne peut examiner soi-même aisément cette partie du corps, cela permet au mélanome d'échapper à la détection rapide et d'évoluer. C'est pourquoi il est si crucial de subir un dépistage du cancer de la peau ou, du moins, demander aux membres de notre entourage de nous aider à examiner notre peau. » D'après les prévisions, on diagnostiquera cette année un mélanome chez plus de 3900 Canadiens, et environ 840 personnes mourront de cette maladie. Plus amples renseignements :
Documents d'information pour les médias
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