Member's Login

Stories

L’histoire de Hope


Cliquez pour
un version imprimable




Hope Courtright, de Nanaimo (C.-B.), a commencé à fréquenter les salons de bronzage dès l’âge de 15 ans pour se sentir « réchauffée et énergisée » pendant les mois d’hiver.

Huit ans plus tard, après avoir subi des brûlures sur tout le corps et avoir reçu un diagnostic de mélanome (un type de cancer de la peau), elle conseille aux jeunes femmes de se tenir loin des salons de bronzage.

Maintenant, à 23 ans, Hope comprend que le bronzage artificiel avait créé pour elle une sorte de dépendance puisque pendant 5 ans, elle se faisait bronzer artificiellement plusieurs fois par semaine. « Je demandais qu’on ajoute encore deux minutes à la séance. Je trouvais toujours que ce n’était pas assez et j’en voulais davantage. »

Elle connaissait les mises en garde contre l’utilisation des lits de bronzage mais ne les prenait pas au sérieux. « On entend dire qu’il ne faut pas utiliser les lits de bronzage, mais j’étais jeune et invincible, et je pensais que rien de mal ne pourrait m’arriver », ajoute-t-elle.

Tout a basculé en 2007, quand Hope s’est endormie sur un lit de bronzage. La minuterie n’a pas fonctionné. Après une heure et quarante minutes d’exposition, elle avait des brûlures du premier, second et troisième degrés sur tout le corps. Elle avait aussi une forte fièvre. Elle était en état de choc et ses reins ont cessé de fonctionner. Un mois de pénible rétablissement a suivi.

Cependant, les choses allaient encore empirer… Quelques mois plus tard, à l’âge de 21 ans, une tache rouge et décolorée est apparue sur le haut de son bras droit. La tache se révéla être un mélanome, le plus grave des cancers de la peau. Il fallut enlever une bande de peau de plus de 11 cm de longueur autour de la tache afin de s’assurer de retirer toutes les cellules cancéreuses.

Hope a fait de son mieux pour tenir le coup face au choc émotif d’être atteinte d’un cancer à un si jeune âge. Modèle depuis l’âge de 4 ans, elle était très consciente de son image et la cicatrice sur son bras la gênait beaucoup.

« Je pensais que la seule façon de me sentir mieux serait de la cacher en la faisant recouvrir d’un tatouage. » Alors, c’est ce qu’elle a fait. Hope continue à vivre avec les conséquences de son accident sur le lit de bronzage, puisque sa peau sera pour toujours hypersensible à la chaleur et au soleil.

Hope a un conseil à donner aux jeunes femmes et aux adolescentes qui envisagent le bronzage artificiel : « Si tu aimes ton corps, tiens-toi loin des salons de bronzage. Si tu veux être bronzée, sers-toi plutôt de produits de bronzage en aérosol. Ils ne causent pas le cancer. » 


L’histoire de Bianca


Cliquez pour
un version imprimable

 

Bianca Castellano de Brampton (Ontario) est une Canadienne d’origine italienne de 25 ans, à la peau mate. Elle a beaucoup de grains de beautés sur le corps.

Elle ne présente pas les caractéristiques habituelles d’une personne susceptible d’avoir un cancer de la peau… Malgré cela, Bianca, étudiante en sciences infirmières, s’est déjà fait enlever deux mélanomes potentiellement mortels au bras, et onze grains de beautés suspects ont été retirés pour un examen plus approfondi.

Treize chirurgies plus tard, elle déconseille le bronzage, naturel ou artificiel. « Dans ma famille, toutes les filles se faisaient bronzer », dit-elle. À l’âge de 16 ans, Bianca s’est mise au bronzage artificiel pour avoir un teint plus foncé et se sentir « réchauffée et détendue ».

Elle a utilisé les lits de bronzage deux fois semaine pendant six ans jusqu’à ce qu’elle reçoive un diagnostic de mélanome (un type de cancer de la peau).

Pendant ses études en sciences infirmières, elle a appris qu’il y avait un lien entre les grains de beauté et le mélanome. Comme elle, plusieurs membres de sa famille des deux côtés avaient beaucoup de grains de beauté. Elle a donc commencé à observer ses grains de beauté attentivement.

« Il y en avait un sur mon avant-bras gauche qui était en train de changer. Il était de forme irrégulière, a rapidement grossi et était surélevé », explique-t-elle. Une fois le grain de beauté enlevé et le diagnostique de mélanome confirmé, Bianca raconte que son premier sentiment a été celui d’une peur extrême.

« Ça c’est transformé en déni, puis en colère et même en dépression. Finalement, j’ai commencé à être capable de faire face à l’avenir et de parler de mon cancer. Ça m’aide de savoir que je peux prévenir les gens – ma famille et mes amis… Je peux prendre des mesures pour me protéger moi aussi : éviter les lits de bronzage, limiter mon exposition au soleil, mettre de l’écran solaire, porter un chapeau et des vêtements qui couvrent la peau. »

Récemment, Bianca a découvert un second mélanome. Il y a environ huit mois, pendant un examen routinier de sa peau, Bianca a vu qu’un grain de beauté sur le haut de son bras droit avait changé de taille et de couleur et avait grossi très rapidement. L’examen médical a confirmé le diagnostic de mélanome. Une cicatrice de 12 centimètres lui rappelle maintenant sa chirurgie.

Bianca continue de prévenir les gens contre l’utilisation des lits de bronzage et le bronzage au soleil. Mais elle est réaliste dans ses tentatives. « Au bout du compte, c’est leur choix. Tout ce que je peux faire, c’est de les conscientiser aux dangers. »

Aux jeunes qui veulent être bronzés, elle a ceci à dire : « Un bronzage foncé, ce n’est pas important. Sois toi-même, accepte-toi tel que tu es. Découvre ta beauté intérieure. »


L’histoire de Jackie


Cliquez pour
un version imprimable

 

Jackie Connors, une infirmière de 36 ans de St. John’s, Terre-Neuve, est devenue une adepte du bronzage artificiel pendant son adolescence parce que « le bronzage était à la mode et tout le monde le faisait ».

« Tout le monde était bronzé le jour de notre graduation », ajoute-t-elle. « Je me suis fait bronzer un jour sur deux pendant environ quatre ans. J’allais à deux ou trois salons différents pour pouvoir maximiser mon temps de bronzage. J’étais vraiment accro. »

À l’âge de 20 ans, pendant ses études en sciences infirmières, Jackie a appris à reconnaître les signes du cancer de la peau, y compris ceux du mélanome, le plus grave des cancers de la peau.Une tache sur sa jambe a sonné l’alarme : elle était très foncée, aux contours irréguliers, et elle saignait après le rasage.

« Je n’ai pas consulté le médecin toute de suite, car j’avais besoin de continuer à me faire bronzer », dit-elle. Son médecin croyait qu’elle était trop jeune pour avoir un mélanome. Il se trompait…

Une fois la tache enlevée, le diagnostic de cancer est tombé. Ce fut « complètement dévastateur », dit Jackie. Elle a eu ensuite une chirurgie pour faire enlever une grande marge de peau sur le pourtour de la lésion cancéreuse.

Depuis, la jeune femme blonde aux yeux bleus, maman d’un enfant, a du se faire traiter pour deux autres mélanomes : un sur le dos et l’autre au cou.

À la clinique de dermatologie où elle travaille, Jackie profite de toutes les occasions qui s’offrent à elle pour mettre en garde les parents et les adolescents contre l’utilisation des lits de bronzage et pour leur raconter son histoire. « Ils n’arrivent pas à croire ce que j’ai vécu. Je leur montre mes cicatrices… »

« Mes propres parents regrettent beaucoup de m’avoir laissée utiliser des lits de bronzage, mais on ne savait pas grand-chose à leur sujet à l’époque. Depuis les cinq ou dix dernières années, les dangers du bronzage artificiel sont devenus beaucoup mieux connus », ajoute Jackie.

« Il est important que les gens connaissent les faits sur le bronzage artificiel. Il ne faut pas les apprendre à ses dépends… »


L'histoire d'Aimee


Cliquez pour
un version imprimable

 

Aimee, de London (Ont.), est allée au salon de bronzage pour la première fois quelques semaines avant des vacances d’hiver dans le sud. Elle avait alors 20 ans et allait se faire bronzer régulièrement, plusieurs fois par semaine, en espérant que cela lui permettrait d’éviter les coups de soleil pendant ses vacances. « Par la suite, j’ai pris goût au teint hâlé qui me donnait l’impression d’avoir l’air plus en santé, d’être plus jolie, plus mince et plus jeune. »

Sa mère, qui savait qu’Aimee se faisait bronzer depuis un certain temps, l’avait mise en garde contre les dangers du bronzage artificiel, surtout pour une jeune femme d’origine irlandaise. Mais Aimee avait décidé d’y aller quand même. « J’ai ignoré les avertissements de ma mère. Depuis que j’étais adolescente, ou du moins très jeune, ma mère me conseillait toujours de me protéger du soleil parce que j’ai une peau si claire. Au niveau biologique, je comprenais ce à quoi je m’exposais, mais je me croyais en même temps à l’abri du danger. Je me disais que ça n’arrivait qu’aux autres. »

Les séances coûtaient cher et Aimee passait tellement de temps au salon de bronzage qu’elle a rapidement accepté d’y travailler. « Au début, je me faisais bronzer environ deux fois par semaine, mais après quelques années, la dépendance est devenue plus forte. J’ai fini par travailler dans un salon de bronzage parce que j’y allais si souvent et que ça coûtait si cher. Je me suis fait bronzer au moins un jour sur deux pendant deux ans », dit-elle.

Les brochures qui étaient disponibles au salon étaient trompeuses car elles prétendaient que le bronzage artificiel était bénéfique pour la santé. Même si Aimee savait que les rayons UV du bronzage artificiel pouvaient causer le cancer de la peau, elle croyait avant tout ce qu’elle lisait dans cette documentation.

Après huit ans de bronzage artificiel, Aimee a reçu un diagnostic de mélanome. « C’est en me séchant après la douche que j’ai remarqué un nouveau grain de beauté sur ma poitrine. Je ne me souvenais pas l’avoir jamais vu avant. C’était au printemps 2009. J’avais 28 ans et j’habitais à l’étranger pour mes études de doctorat », se souvient-elle. « J’ai profité de ma visite suivante au Canada pour consulter mon médecin de famille. Il y avait maintenant deux grains de beauté suspects. Par précaution, une biopsie a été faite sur chacun. »

C’est avec optimisme qu’Aimee est retournée ensuite à l’université aux Pays-Bas. Elle commençait tout juste sa deuxième année au doctorat lorsque sa mère l’a appelée pour lui dire la nouvelle : les résultats des biopsies montraient qu’un des deux grains de beauté était un mélanome. Aimee raconte : « J’étais seule aux Pays-Bas et j’avais peur de ce qui m’arrivait alors je suis rentrée au Canada pour me faire enlever ces grains de beauté et pour avoir des examens plus approfondis. Heureusement, le mélanome ne s’était pas propagé et je n’étais pas atteinte ailleurs. J’ai maintenant une cicatrice de trois centimètres à un endroit délicat et gênant. Je la vois chaque matin quand je m’habille, ce qui me rappelle constamment le cancer qui pourrait potentiellement exister et grossir dans mon corps. »

Aimee a pris un congé de cinq semaines du travail et de l’université et envisage aussi de faire une pause dans ses études pour rentrer au Canada.

« Je ne sais pas quels mots magiques pourraient convaincre les jeunes de 20 ans d’arrêter de se faire bronzer, à part de leur dire que ça n’en vaut tout simplement pas la peine. Il n’y a rien dans le bronzage qui puisse faire oublier l’angoisse devant laquelle je me retrouve maintenant et qui me hantera pour le reste de ma vie. J’aurai toujours peur de ne pas remarquer à temps la présence d’un nouveau grain de beauté. J’ai peur d’avoir un nouveau grain de beauté et de ne pas avoir autant de chance que la première fois, ou de devenir si absorbée par ma carrière ou ma future famille que j’oublierai de m’examiner. Et je me sens idiote parce que je n’ai pas porté attention aux mises en garde des personnes de mon entourage qui me disaient de ne pas me faire bronzer. »


L'histoire de
Marie-Pier


Cliquez pour
un version imprimable

 

Dès l’âge de 16 ans, à l’arrivée du bal de promotion de son cinquième secondaire, Marie-Pier débute ses visites régulières dans un salon de bronzage. En effet, c’est quasiment une tradition pour une jeune finissante de débuter le bronzage artificiel peu de temps avant le grand jour. Porter la plus belle robe, avoir un superbe maquillage et une magnifique coiffure s’agencent bien à un teint bronzé. Malgré la réticence de sa mère et sa sœur et même les avertissements du propriétaire du salon de bronzage, Marie-Pier poursuit les séances hebdomadaires pendant quelques mois après sa graduation, pour ensuite cesser complètement. Un maximum de 30 séances au total ont pourtant été suffisantes pour entraîner un diagnostique de cancer. Même en mettant de la crème avant le bronzage, en utilisant le lit qu’à son plus faible potentiel et en ne prenant que de petites séances espacées, ce fut très dommageable.

Ce n’est que deux ans plus tard, à l’âge de 18 ans, lors d’une visite annuelle chez son médecin de famille que celui-ci découvre un grain de beauté sur son sein gauche. Son médecin la réfère donc à un dermatologue. Le naevus ayant une bonne taille et étant très foncé pour une personne ayant le teint pâle, le premier dermatologue ne prend pas de chance et réfère le dossier de Marie-Pier au Dr. Joël Claveau, dermatologue de Québec, spécialisé dans la détection du mélanome et des cancers de la peau. À priori, la consultation chez le spécialiste devait n’être que préventive.

D’ailleurs, les deux dermatologues ne sont pas inquièts outre mesure, car le grain de beauté n’a pas de relief, ni de démarcations irrégulières. Par mesure de précaution, Dr. Claveau décide toutefois de demander une biopsie… Mauvaise nouvelle, un simple grain de beauté d’apparence normale, quoique foncé se révèle  être un mélanome infiltrant de niveau II de Clark. Le cas de Marie-Pier souggère fortement que l'exposition au salon de bronzage a eu un impact direct sur les dévéloppement de ce cancer cutané. Marie-Pier a donc du subir une autre chirurgie dans le but d’éliminer les cellules cancéreuses restantes. Marie-Pier n’a jamais exposé cette partie de son corps au soleil. Le salon de bronzage est le seul endroit où ses seins ont été exposés aux rayons. Les séances sont probablement causé ce mélanome. Marie-Pier et son entourage sont bouleversés par la nouvelle et redoublent de prudence quant à leurs expositions au soleil.

Quelques mois plus tard, Marie-Pier demande au Dr. Claveau un autre rendez-vous pour un second grain de beauté suspect, cette fois sur le sein droit. N’ayant encore une fois pas l’apparence typique d’un mélanome, Dr. Claveau ne prend néanmoins aucun risque. Une autre biopsie est réalisée, une deuxième mauvaise nouvelle en découle. Quoique moins infiltrant que le premier, le lésion pigmenté se révèle toutefois être un début de cancer de la peau. Marie-Pier est découragée de ce deuxième diagnostic.

Maintenant âgée de 22 ans, elle est plus que prudente quant à ses expositions au soleil. En effet, elle évite l’exposition directe au soleil et n’utilise que les meilleures protections : des vêtements munis d’une protection contre les rayons UV et des lotions FPS 60 à large spectre. Il n’y a plus de chance à prendre, rien ne peut être laissé au hasard. Marie-Pier est suivie par Dr. Claveau à tous les ans pour le reste de sa vie et doit effectuer des routines photographiques à l’hôpital, afin de suivre l’évolution de chacun de ses grains de beauté.

Marie-Pier ajoute : Avec du recul, il est évident que ces séances n’en valaient vraiment pas la peine. J’ai eu beaucoup de difficultés à croire que ça puisse m’arriver à moi, étant si jeune et n’ayant pas abuser du bronzage artificiel. Pourtant, personne n’est à l’abri d’un tel diagnostic. C’est totalement bouleversant de s’imaginer que si j’avais attendu quelques années avant de consulter un dermatologue, ces quelques séances auraient pu me coûter la vie. Je suis d’ailleurs très reconnaissante envers mon médecin de famille qui a découvert le grain de beauté sur mon sein gauche et m’a référé à un dermatologue. Tout le monde devrait d’ailleurs prendre l’habitude de vérifier périodiquement l’aspect de leurs grains de beauté. En terminant, je vous dirais la chose suivante : ne faites pas la même erreur que moi… N’attendez pas qu’une histoire semblable vous arrive pour être sensibilisé au risque du bronzage artificiel et des expositions directes au soleil.


L'histoire de Pam


Cliquez pour
un version imprimable



Pam a commencé à se faire bronzer artificiellement à l’âge de 18 ans. Pendant six ans, tous les hivers, elle est allée au salon de bronzage deux à trois fois par semaine. Elle pensait qu’un teint hâlé apportait la touche finale à son mode de vie sain et équilibré qui comprenait une bonne alimentation, la course à pied et l’entraînement au gym. À l’époque, elle croyait que se faire bronzer lui donnait de l’énergie et qu’un teint hâlé lui donnait une apparence plus saine.

Pam a les cheveux foncés, la peau claire, les yeux bleus et, d’aussi loin qu’elle puisse se rappeler, des taches de rousseur. Mais après six années de bronzage, elle a décidé d’arrêter, surtout parce qu’elle avait remarqué l’apparence de taches de vieillesse et de rides qui lui causaient de l’inquiétude.

Pam se souvient exactement du début de son combat avec le mélanome. « C’était tout juste après mon 35e anniversaire et je relaxais, les jambes allongées. Mon mari m’a fait remarquer une tache suspecte sur ma cuisse en se demandant ce que ça pouvait être. Je ne m’en suis pas inquiétée sur le coup… prenant pour acquis qu’il s’agissait simplement d’une autre tache de rousseur puisque j’en ai sur tout le corps. Quelques semaines plus tard, un ami de la famille, qui est aussi médecin, a suggéré une biopsie – c’était une intervention simple qui pouvait être faite dans son cabinet.

Honnêtement, je ne comprenais pas ce que cette tache pouvait avoir de si étrange puisqu’elle ne ressemblait qu’à une tache de rousseur. J’avais vu une affiche dans le bureau de mon médecin qui expliquait comment faire un auto-examen de la peau pour repérer un mélanome alors je savais ce qu’il fallait surveiller : asymétrie, bordure irrégulière, couleur, diamètre, évolution. Mais je croyais que ça ne s’appliquait qu’aux grains de beauté, pas aux taches de rousseur. »

La biopsie a été faite et trois semaines plus tard, Pam a reçu un appel de son médecin de famille lui demandant de passer à son bureau le jour même. Instinctivement, elle a su pourquoi. Son intuition était juste car le médecin lui a appris qu’elle avait un mélanome.

Les traitements de son cancer de la peau ont commencé immédiatement. Pam a subit une chirurgie additionnelle dans le but de bien enlever toutes les cellules cancéreuses. Cette fois une plus grande partie de la peau a dû être enlevée, plus en profondeur jusqu’au muscle, ce qui lui a laissé une longue cicatrice et un trou sur la cuisse. Tous les membres de l’équipe médicale de Pam (son médecin de famille, le chirurgien et le dermatologue) ont insisté sur le fait qu’elle avait été très chanceuse. Son cancer a été repéré et traité tôt et si elle avait attendu même un an de plus, les circonstances auraient été différentes.

Les cicatrices de Pam sont pour elle un rappel constant du mélanome. Elle doit continuer de voir son médecin tous les six mois pour des tests de sang, un examen des ganglions lymphatiques et une radiographie du torse, et consulter son dermatologue régulièrement pour des examens de la peau.

« Je veux que les gens comprennent à quel point le cancer de la peau est sérieux, dit-elle. Le cancer a changé non seulement ma façon de vivre et mes activités quotidiennes, mais aussi ma perspective sur le bronzage artificiel. Je frémis quand j’entends une personne dire qu’elle s’en va au salon de bronzage pour une petite séance rapide. Même une seule séance de bronzage artificielle ne vaut pas toute cette inquiétude… Se demander pendant tout le reste de sa vie si une autre tache va apparaître, si j’aurai la chance de la repérer assez vite. Ça n’en vaut tout simplement pas la peine. »

up to top